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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:42

C’est une randonnée cyclotouriste organisée conjointement avec les clubs des deux localités. Ce sont nos amis Jean-yves et Françoise qui nous ont motivés : Etienne et Geneviève en tandem et moi en solo. Jean-Yves et Françoise ont tout prévu au niveau de l’intendance, nous sommes hébergés prêt de Lisieux le vendredi soir chez Lionel et Marie-Jo, un couple de cousins. Le départ est à Levallois ce samedi matin entre 6h15 et 7h30 ; mais d’abord il faut se rendre à Levallois à 160km de Lisieux. Donc réveil à 2h30 pour un départ en voiture à 3h15. Sur le trajet il pleut par intermittence, ce n’est pas bon pour le moral des troupes. Arrivée au point de départ à 5h45, nous préparons nos vélos et tandems en attendant l’ouverture de la remise des dossiers à 6h15. Françoise et Geneviève font la queue car il y a déjà un grand nombre de cyclos prêts à partir. En effet, à 6h15 les premiers servis après avoir accroché la plaque de cadre s’élancent pour l’aventure dans les rues bien éclairées de la banlieue parisienne. A mon tour, à 6h25, j’abandonne mes amis tandemistes à leur destin et je suis un groupe qui me semble bien connaître l’itinéraire. Rapidement, je comprends qu’il faut suivre le balisage LH (Levallois-Honfleur) peint en blanc sur le bitume. Cela me rassure de suivre un groupe en sortie de Paris car souvent, nous roulons sur des routes très larges à deux fois deux voies et sans le groupe, je me serai demandé si des vélos sont vraiment autorisés sur de telles routes. Au 10ème km nous voilà déjà dans une belle montée et le groupe est fortement étiré. Il fait nuit, il pleut, la circulation commence à s’intensifier, des feux tricolores à répétition ; tout cela est sacrément stressant. De plus quelques cyclos n’ont aucun éclairage, incroyable qu’ont puisse être aussi inconscient du danger. Mon groupe ne roule pas très vite, mais le vent est défavorable donc pas question pour moi de faire le malin devant. Au 30ème km un groupe plus rapide nous rattrape, je saute dedans. Bien la pluie n’est pas très forte, je suis déjà trempé et je suis déjà un peu en galère ; d’ailleurs dans la montée de Montainville j’ai du mal à me maintenir dans la tête du groupe. Premier contrôle à Thoiry, je pointe et je repars immédiatement. Il n’y a plus de peloton, on roule à 5 avec un certain Marcel qui comme moi fait figure de vétéran. C’est vraiment difficile, le vent de face est usant, et il pleut toujours. Enfin un gros groupe nous rejoint ; c’est plus facile pour s’abriter. Avant Epieds, 85ème km, nous doublons un groupe d’une quinzaine de cyclistes, au pied  d’une longue côte. Et là à l’arrière du peloton, je me fais surprendre par une accélération qui scinde mon groupe en deux. J’essaie de revenir sur les six jeunes fuyards, mais trop tard. Je me retrouve en chasse patate sur une petite route très exposée au vent sans aucune haie complètement scotché au bitume. Arrêt pipi, en attendant le groupe à l’arrière, car contre un tel vent, il vaut mieux rouler en groupe. Au fil des kms mon groupe s’étiole, et nous ne sommes plus que cinq, dont Marcel. A Glisolles, 120 ème km ; contrôle et ravitaillement. Je suis surpris de voir très peu de cyclistes s’arrêter manger, en fait beaucoup se ravitaille près de leurs accompagnateurs qui les suivent sur un itinéraire parallèle. Je pointe, je mange très rapidement et je repars seul, toujours sous ce crachin, et le nez dans le vent ; j’ai froid, j’ai bien peur que le final soit une grosse galère. A la sortie du village, dans une longue côte, j’attends que cela revienne de l’arrière. Deux petits jeunes, environ 17 et 18 ans me rejoignent, suivis d’un trio qui me fait un courant d’air au passage. Je dois sprinter pour rester dans leur sillage au sommet de la côte. Ah ! ils m’ont réveillé ces trois jeunes coureurs, c’est vraiment une aubaine, ils ne me demandent rien, je n’ai jusqu’à suivre. Les deux petits jeunes ont réussi à s’accrocher aussi, nous voilà 6, puis on rattrape Marcel, nous voilà 7. Vers 11h15, la pluie a cessé, à l’abri derrière les trois coureurs, cela devient presque facile. J’apprends, qu’ils ne font pas la LH, ils sont partis ce matin de Thoiry et ils font une séance d’entraînement jusqu’à Honfleur en suivant l’itinéraire de la LH. La mauvaise nouvelle, c’est qu’ils vont faire une pause déjeuner à Beaumont-le-Roger, 145 ème km. A partir de là, je me retrouve avec Marcel et les deux petits jeunes dans nos roues face à ce vent qui s’intensifie. On est rejoint par un groupe de 5 au pied de la côte avant Brionne 158 ème km, à nouveau le groupe éclate sous l’impulsion des deux petits jeunes qu’on ne voit devant que dans les côtes. Marcel en fait les frais avec d’autres, et c’est à cinq que l’on rejoint Honfleur complètement usé par ce vent qui ne nous a pas lâché de la journée. Danièle est là et m’indique le lieu de pointage dans le grenier à sel. Mes quatre compagnons ont disparu dans la foule présente ici, non pas pour attendre les cyclistes, mais pour la fête de la crevette de Honfleur. C’est bizarre que les 4 autres cyclistes ne pointent pas ! mais c’est vrai qu’ils n’avait pas de plaque de cadre ! des squatters ? Au pointage, à 14h40, j’apprends que je suis le 3ème cyclo d’arrivé. J’apprends aussi que sur les 2829 participants, il y a eu beaucoup d’abandons lié aux conditions météo.

Bon, çà c’est fait. Une petite balade dans les rues de Honfleur avec cette masse de touriste à la fête de la crevette en attendant l’arrivée de nos amis tandemistes. Ils arrivent tard dans la soirée, eux aussi très fatigués juste au moment où les organisateurs distribuent les récompenses aux clubs les mieux représentés. Mais il y a aussi un tirage au sort de 4 superbes lots : 1 GPS Garmin, 1 cadre de vélo nu et 2 vélos Lapierre. Vite je porte les bulletins des Cesbrons dans l’urne le temps qu’ils chargent les tandems sur la remorque. Là, un incroyable coup du sort arrive : Jean-yves gagne le GPS mais comme il n’est pas présent, sous mon insistance, les organisateurs mettent le lot en attente. Tirage suivant : Françoise gagne le vélo mais comme elle n’est pas présente, malgré mon insistance pour faire attendre, il est remis en jeu. Enfin Jean-yves et Françoise arrivent dans la salle ; vite Jean-yves saute sur le podium pour recevoir son GPS. Pas de chance, Monsieur n’a pas de carte d’identité sur lui …Les organisateurs remettent le GPS en jeu … Bien ces deux là peuvent jouer au tiercé…

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